Une définition officielle
Le RGIE (Chapitre 2.12) définit le plan de position comme le « plan qui indique la position des différentes parties de l’installation ». Contrairement auschéma unifilaire, qui décrit une logique électrique, le plan de position situe chaque élément à l’échelle, dans l’espace réel du bâtiment.
Les mêmes obligations administratives que le schéma unifilaire
Le RGIE (§3.1.2.1) traite les deux documents ensemble sur ce point : numéro, version et date de version de manière univoque, nom/qualité/numéro de TVA du responsable des travaux, adresse de l’installation. Comme le schéma unifilaire, le plan de position est signé et daté par le responsable des travaux et par l’organisme agréé lors de la réception en cas de conformité, puis conservé cinq ans par l’organisme agréé.
Ce qu’il doit indiquer (installation domestique)
Le RGIE (§3.1.2.3.a) impose que le plan de position indique la position :
- Des tableaux de répartition et de manœuvre.
- Des boîtes de connexion et des boîtes de dérivation.
- Des socles de prise de courant et des points lumineux.
- Des interrupteurs.
- Des machines et appareils fixes.
- Des sources : transformateur, panneau solaire, onduleur, batterie…
Précision importante du texte réglementaire : cette liste ne vaut que pour les éléments « dont mention est faite sur le schéma unifilaire ». Le plan de position n’introduit rien de nouveau — il localise ce que le schéma unifilaire a déjà décrit.
L’identification, miroir de celle du schéma unifilaire
Chaque élément du plan de position reprend la lettre du circuit et le numéro d’ordre qui lui ont été attribués sur le schéma unifilaire — pas une numérotation propre au plan. Chaque interrupteur ou unité de commande est identifié par la lettre du circuit dans lequel il se trouve et le numéro du point lumineux ou de l’appareil qu’il commande. C’est cette correspondance stricte, lettre pour lettre et numéro pour numéro, que le contrôleur vérifie en premier.
Non-domestique : une liste légèrement différente
Pour une installation non-domestique, le plan de position (§3.1.2.3.b) indique la position des tableaux de répartition et de manœuvre, des socles de prise, des interrupteurs, des points lumineux, des machines et appareils fixes — sans les boîtes de connexion et de dérivation, contrairement à la liste domestique. Là aussi, seuls les éléments mentionnés sur le schéma de circuits doivent apparaître.
Pourquoi un écart entre les deux documents mène au refus
Lecroisement entre schéma unifilaire et plan de position est un des premiers points vérifiés au contrôle : un circuit « B3 » sur le schéma qui devient « B4 » sur le plan, ou une prise positionnée mais absente du schéma, suffit à rendre le dossier incohérent — même si chaque document pris isolément semble complet. Lorsque ces documents manquent ou doivent être repris à neuf, Skema Elec peut préparer leschéma électrique et le plan de positionpour le dossier de contrôle.
Questions fréquentes
Le plan de position doit-il indiquer les protections électriques ?
Non, ce n’est pas dans la liste du RGIE pour le plan de position — les caractéristiques des protections figurent sur le schéma unifilaire. Le plan de position se limite à la position des éléments physiques.
Le plan de position et le schéma unifilaire ont-ils le même numéro de version ?
Le RGIE n’impose pas un numéro commun, mais chaque document a le sien, mentionné de manière univoque. Ce qui doit être cohérent, c’est l’identification des éléments (lettre + numéro), pas la numérotation des versions.
Une prise ajoutée sur place mais oubliée sur le schéma pose-t-elle problème ?
Oui. Le plan de position ne doit reprendre que des éléments déjà mentionnés sur le schéma unifilaire — une prise physiquement posée mais absente du schéma crée une incohérence entre les deux documents.
Qui dessine le plan de position ?
En pratique le responsable de l’exécution des travaux, à partir du relevé réel de l’installation. Skema le réalise à distance à partir des informations transmises par le client.
